Mon parcours

Le commencement

Né à Marseille, j’ai grandi dans un environnement où la violence n’était pas une exception, mais une norme. Entre cris, coups et silence, mon enfance a été marquée par les violences domestiques et les affrontements de rue. Très tôt, j’ai compris que survivre ne suffisait pas : il fallait apprendre à se relever, à se construire, à faire de sa colère une force.

C’est dans les sports de combat que j’ai trouvé un refuge et une discipline. Vice-champion de boxe anglaise PACA (mi-lourd), passionné de ninjutsu et de self-défense, j’ai appris à canaliser l’instinct de survie en savoir-faire, à transformer les réflexes de défense en maîtrise de soi.

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Ce parcours m’a offert plus que des titres : il m’a offert une perspective d’avenir et une vocation.

Derrière les murs

Pendant près de 14 ans, j’ai exercé en milieu carcéral en France et en Suisse, en tant qu’agent, chef de bâtiment, instructeur, spécialiste d’intervention.

J’ai été témoin et parfois acteur d’altercations, de conflits extrêmes, de prises d’otages. Mais derrière les murs, j’ai surtout vu des êtres brisés, enfermés parfois bien avant leur incarcération.

Cette proximité avec la violence m’a appris à lire entre les lignes, à ressentir plutôt qu’à juger, à agir plutôt que réagir.

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Ma vocation

Ma vocation est née de là : protéger et transmettre. Car au fil des années, j’ai croisé trop de regards blessés, trop de victimes anéanties, trop de vies dérobées par la peur. À celles et ceux qui ont subi sans comprendre, à ceux que personne n’a jamais formés à dire non, à poser une limite, à se défendre, je veux transmettre un savoir.

Pas celui des manuels, mais celui du terrain. Celui qu’on enseigne avec le coeur, la mémoire et l’instinct. Aujourd’hui, j’accompagne les professionnels, les particuliers, les femmes, les jeunes, les personnes d’âge mûr, tous ceux qui refusent d’être des cibles. J’enseigne une self-défense ancrée dans la pratique : adaptée, efficace, émotionnellement lucide. Mon approche est autant physique que mentale, car se défendre, c’est d’abord se relever de ce qui nous a blessés.

Je crois que derrière chaque coup reçu, il y a une force à révéler. Et si mon histoire peut servir à en libérer d’autres, alors elle a du sens.

Refuser la fatalité

J’ai longtemps cru que la violence était une fatalité. Qu’on naissait dedans, qu’on la portait sur soi comme une seconde nature, qu’on apprenait juste à mieux l’encaisser. Mais avec le temps, l’expérience, et les rencontres, j’ai compris une chose essentielle : la violence n’est pas une identité.

C’est un signal. Et face à elle, on a toujours deux choix : s’effondrer ou se renforcer. J’ai choisi de me renforcer. Et aujourd’hui, je tends la main à celles et ceux qui veulent faire de même.

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En prison, j’ai vu la peur dans les yeux des plus durs. Et j’ai vu la lumière dans ceux qui voulaient changer. J’ai compris que l’on peut porter l’uniforme sans perdre son humanité, que l’autorité peut se conjuguer avec respect, et que protéger, ce n’est pas dominer, c’est comprendre, prévenir, intervenir avec justesse. Ce sont ces valeurs que je transmets aujourd’hui.

Dans mes formations, dans mes interventions, dans mes cours de self-défense, je ne parle pas seulement de technique : je parle de dignité. Je parle de reprendre le contrôle, de poser une limite claire entre soi et le monde, de reconnaître le danger et de savoir y faire face, sans haine, sans peur, sans violence inutile.

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Reprendre le contrôle

Ma pédagogie s’adresse tant aux professionnels qu’aux citoyens lambdas. À celles qui ont été frappées sans jamais oser riposter. À ceux qui se sentent vulnérables dans leur propre quartier.

Aux jeunes qu’on n’écoute pas, qu’on juge trop vite et qui n’ont pas toujours les bons repères pour se protéger sans tomber dans la spirale infernale. Je leur offre des outils concrets. Je leur apprends à se tenir droit, à se faire respecter, à respirer malgré la tempête.

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Parce que derrière chaque coup encaissé se cache une force insoupçonnée. Parce que personne ne mérite de vivre dans la peur. Et parce que parfois, il suffit d’un geste, d’un mot, pour que tout change.